Quand Dieudonné s’en prend à Ilan

Les amis de Dieudonné lancent un appel à manifester aujourd’hui (samedi) à Paris, dans un mélange dont ils sont coutumiers : ils sont parvenus à donner comme mot d’ordre de protester contre la vague médiatique qui a entouré l’horrible crime d’Ilan Halimi au nom de la “prétendue luttre contre l’antisémitisme”. On peut dire qu’ils n’ont pas attendu pour s’attaquer à sa mémoire et aussi à celles des autres victimes citées tout aussi instrumentalisées.
Encore cette obsession antijuive en “relativisant” les faits, en évoquant à peine sous couvert l’influence des “Sionistes” c’est-à-dire des Juifs. Au milieu de tout ça, il y a quelques avancées, on peut constater à travers les commentaires publiés sur leur site ou sur les blogs (chez Birenbaum par exemple) qu’ils sont dérangés par ceux qui mettent en lumière leur propagande (comme les Humains Associés) et viennent apporter la contradiction. C’est déjà ça…

[MàJ] J’ai écrit ce billet hier soir (vendredi) et Libé a paru un papier aujourd’hui (samedi) : Dieudonné opère un tri entre les victimes. Je pense que Libé devrait citer de temps en temps le site des Ogres pour en extraire quelques citations plus marquées, qui servent à rallier ses troupes.

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2 commentaires

  1. Poté 22 avril 2006 à 13:40 | Permalien

    Les Amitiés judéo-noires tentent vaille que vaille de se faire entendre
    http://www.diasporablogj.blogspot.com/

    *Le Monde

    Les “amitiés judéo-noires” sont nées d’une improbable rencontre. Le réalisateur Cheikh Doukouré a poussé un jour la porte du cabinet d’Yves Kamami, un ORL parisien réputé. L’un défendait la cause des Noirs à travers ses films, l’autre était membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). L’un était de gauche, l’autre de droite. Mais au fil des séances et des discussions, une amitié s’est nouée entre les deux hommes.
    [...]
    Militant antiraciste, Yves Kamami avait été membre du comité directeur de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) de 1980 à 1995. Il était également des premières manifestations de SOS Racisme, en 1984. Mais, à partir de 2000, l’homme a vu, consterné, “les communautés noires et juives se monter l’une contre l’autre”. S’est développée la concurrence des mémoires, Gorée contre Auschwitz. Comme si l’esclavage et le génocide n’avaient pas au moins un point commun : “la déshumanisation de l’autre”.

    Les deux hommes se chamaillent sur Dieudonné. Mais au moins ils parlent. A la fin de 2004, “las des tensions entre deux communautés qui se connaissent mal” (Cheikh Doukouré), ils estiment nécessaires de prolonger leur dialogue par la création d’une association.

    Les débuts sont laborieux : le premier colloque des amitiés judéo-noires, en février 2005, est perturbé par les imprécations d’extrémistes antisémites, affirmant qu’”Hitler n’avait pas fini le travail”, et par l’intervention des supporteurs de Dieudonné.

    Article paru dans l’édition du 22.04.06

  2. Poté 22 avril 2006 à 20:38 | Permalien

    Tks pour l’info. Cette instrumentalisation n’est pas acceptable. Voir aussi, dans le sens d’un essai de dialogue entre noirs et juifs, le papier Juifs-Noirs, le grand malentendu

2 Rétroliens

  1. [...] À lire : Quand Dieudonné s’en prend à Ilan une alerte sur Pertinents et impertinents [...]

  2. [...] “On ne va pas commencer à faire le tri entre bonnes et mauvaises victimes” me rappelle un peu le slogan que Dieudonné a lancé comme cri de raliement pour sa dernière manif (voir l’article de Natacha ici); [...]

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